La chapelle de Kermaria-An-Isquit

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La chapelle de Kermaria-An-Isquit| La danse macabre du XVe siècle|Les six statues côté ouest|Photo Ficanas Le porche abritant le conseil de fabrique|Photo Fil22plmL'intérieur de la chapelle|La façade ouest|Photo Ficanas

La chapelle de Kermaria-An-Isquit

La chapelle de Kermaria-An-Isquit est une merveille d'architecture. Elle contient des statues et des piétas du XIIe siècle ainsi qu’une danse macabre qui aurait inspiré le compositeur Camille Saint-Saens.

Bref résumé d'histoire

Le fondateur de la chapelle de Kermaria an Iskuit serait Henry d'Avaugour, qui accompagna le duc de Bretagne Pierre Mauclerc à la croisade en Terre sainte, et revint dans ses terres en 1240.

Le premier édifice, datant du XIIIe siècle, comprenait les quatre premières travées de la nef et les collatéraux. Au XVe siècle, la nef fut agrandie des trois dernières travées, de la chapelle seigneuriale (transept droit) et d’un porche. Le XVIIIe siècle vit un nouvel agrandissement avec le chœur avec son abside à trois pans et la construction du clocher octogonal.

L'architecture

La chapelle est formée d'une nef centrale à sept travées, flanquée de deux bas-côtés. Au sud, une chapelle privative forme l'amorce d'un bras de transept. Au niveau de la troisième travée s'ouvre, également sur la façade sud, le porche. La tour qui surplombe le pignon ouest est coiffée d'une flèche en charpente et couverte d'ardoises, elle porte la date de 1702. Le chœur a été construit entre 1720 et 1721.

L'extérieur de la chapelle
La porte principale, sur la façade ouest, est datée du XIIIe siècle. Le bas-côté nord montre la trace du raccordement des travaux du XIIIe siècle et de l'agrandissement du XVe siècle. De part et d'autre du chevet, et sur la chapelle privative, des gargouilles du XVIe siècle sont finement sculptées.

Le porche
Le porche s'ouvre sur une large baie en ogive, supportée par de fines colonnettes. A l'intérieur, les parois abritent les statues en bois polychrome des douze apôtres. Au premier étage, un édifice rectangulaire entouré par une fine balustrade servait de secrétairerie et aussi d'auditoire : le seigneur de Lizandré-Kermaria y rendait la justice et recevait l'hommage de ses vassaux.

La nef
Dans sa partie la plus ancienne, les travées sont rythmées par des piliers cylindriques massifs. Les arcs doubleaux sont portés par des chapiteaux non sculptés. Les trois travées récentes s'élèvent sur des colonnes octogonales plus fines, qui supportent les arcs directement sans chapiteau.

La danse macabre

La chapelle de Kermaria est, avec l'église de Kernascléden (Morbihan), le seul sanctuaire de Bretagne à posséder une fresque représentant l'art macabre au Moyen Age. Cette fresque comporte 47 figures d'environ 1,30 mètre de haut, sa réalisation est située entre 1488 et 1501, soit environ un demi-siècle après celle du cloître des Innocents à Paris.

Les figures, qui se tiennent par la main, représentent des personnages vivants, de tous âges et de toutes conditions sociales, séparés par des cadavres décharnés qui rythment la farandole. La farandole macabre commençait par le personnage de l’Acteur (ou l’Auteur) qui était chargé de rédiger les sentences morales, il a disparu. Après l’Acteur, la chaîne comprend, séparés par des squelettes au rire sardonique selon un ordre social décroissant. Sont encore visibles : le cardinal, le roi, le patriarche, le connétable, l'archevêque, le chevalier et l'évêque.

Les itinéraires passant par ce lieu

Infos pratiques :

Adresse :
22580 Plouha

La visite est libre.
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